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[La tech vue par une non-geek] Réflexion sur les tendances: Storytelling

Pour mon troisième et dernière article inspiré par la lecture d’un article de Singularity Hub sur les «tendances non-évidentes» qui sont en train d’influer sur notre avenir à tous et qui émanent de neuf ans de recherche par l’auteur Rohit Bhargava, je voudrais vous parler d’un sujet très cher à mon coeur: le Storytelling.

Dans son étude des tendances, Bhargava raconte que, dans le droit fil de la confiance rétro (Retro Trust) et de l’empathie, des entreprises et des organisations ont commencé à raconter l’histoire de leur marque pour fidéliser leurs clients. «Les histoires nous donnent un sens, et le sens est ce dont nous avons besoin pour pouvoir assembler les morceaux. Les histoires nous donnent une façon de comprendre le monde.»

Il suggère que trouver l'histoire à raconter au sujet de votre entreprise, de votre marque ou même de vous-même, et la partager ouvertement, peut vous aider à nouer des contacts autour de vous, qu'il s'agisse de clients, de collègues ou d'amis.

Une technologie efficace

J’aime bien parler du narratif comme d’une technologie ancienne, qui remonte au début de l’humanité sans doute, et au moins jusqu’aux peintures rupestres comme on les trouve dans les grottes de Lascaux ou de Chauvet et qui racontent des histoires fascinantes.

Le narratif est une technologie efficace. Il peut informer, mais aussi inspirer, conduire un changement, et même nourrir l’innovation. L’entrepreneur britannique Richard Branson a l’habitude d’inviter des membres de son équipe dans sa maison sur l’île Necker : il les rassemble autour d'un feu de camp pour partager des histoires. Pour lui, c’est «une des meilleures manières de proposer de nouvelles idées».

Ce qui est formidable, c’est que les histoires peuvent déclencher des réactions précises:

  • En activant le cortisol, le spectateur ou lecteur prête attention.

  • L’oxytocine nous fait ressentir de l’empathie.

  • La dopamine nous procure une sensation de bien-être.

Avant même de chercher l’activation des neurotransmetteurs, rappelons quelques règles de base d’une histoire bien racontée. L’histoire doit:

  • Être simple

  • Être pleine d’émotions

  • Être authentique

  • Être ancrée dans la réalité

  • Inciter à la grandeur

  • Nous inspirer au dépassement

On peut résumer en une formule universelle: personnage(s) + difficulté(s) + tentative(s) d'extrication(s). Bref, la vie, en trois actes:

  1. Une situation initiale

  2. Le héros doit lutter et/ou faire face à un défi

  3. Le héros se transforme, quelle que soit la fin de l’histoire

C’est ce qui inspire le récipiendaire de l’histoire (lecteur, spectateur, etc.) à s’élever, à réfléchir sur ses propres obstacles/objectifs/aspirations/etc.

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storytelling pour les entreprises
 


[Tech&Stress] C'est quoi les technologies exponentielles ? Et pourquoi je devrais y prêter attention.

Vous avez peut-être entendu parler des technologies dites «exponentielles» et de changement «exponentiel», vous rappelant le doux souvenir de votre prof de maths au lycée vous expliquant la fonction exponentielle. Avec notre cerveau qui pense de façon linéaire, l’exponentiel reste toujours un concept flou. Rassurez-vous, cela n’empêche pas d’en comprendre tout de même le sens!

L'intelligence artificielle, la robotique, la biologie synthétique, les nanotechnologies…

Revenons à nos technologies exponentielles. Si nous parlons des technologies telles que l'intelligence artificielle, la robotique, la biologie synthétique ou encore les nanotechnologies, on dit qu’elles sont exponentielles parce que leurs performances doublent tous les dix-huit à vingt-quatre mois. Cette progression est si rapide que les chefs d'entreprise n'arrivent à l'intégrer ni dans leur mode de pensée ni dans leurs stratégies. Vu la rapidité du changement et notre tendance naturelle à vouloir faire le moindre effort pour ne pas dépenser trop d’énergie (ce n’est pas que nous sommes paresseux, c’est notre cerveau qui est programmé comme ça), en fin de compte, il est assez normal que nous nous sentions presque «largués».

Et si au lieu de refuser l’obstacle, nous essayions de cerner ce que cela veut dire vraiment, rien que pour l’exercice mental?

Avec un esprit toujours positif, je propose d’appliquer la notion d’exponentiel à quelque chose qui nous intéresse bien plus que le futur du monde: nous même. Si vous apportez un changement dans votre vie qui l’améliore de 1% tous les jours, à la fin de l’année, l’amélioration ne sera pas multipliée par 3,65 fois, mais par 37! Avec 1% d’optimisation quotidienne, à la fin de la deuxième année, le coefficient multiplicateur atteint 1400. Encore une année, et c’est x 53 405 fois! Et ainsi de suite, de manière exponentielle donc.

Imaginons, maintenant, notre futur, si ces technologies exponentielles servaient le bien-être de l’humanité…

 
 


Tech & Stress: Et si on parlait de connexion réfléchie plutôt que du droit à la déconnexion?

À l’heure du tout numérique et du «digital» (sic) à toutes les sauces, les entreprises se penchent sur la déconnexion, suite au droit à la déconnexion voté en 2016. Et si on parlait plutôt de connexion réfléchie et maîtrisée? Ce sont les termes que je préfère, car le vrai problème n’est pas la technologie en soit mais ce qu’on en fait, le rapport que l’on entretient avec l’outil et comment on perçoit ses fonctions.

Pour ma part, je n’ai aucunement envie de déconnexion. J’aime Netflix qui me tient compagnie quand je ne dors pas, Alexa qui allume la lumière à la demande quand je me lève le matin, les battements binauraux créés par des enregistrements que je télécharge pour booster ma méditation matinale. J’aime consulter la variabilité de ma fréquence cardiaque calculée par ma bague connectée Oura afin de déterminer si après la méditation je fais du tai chi ou si j’ouvre une appli pour trouver un entraînement intense et optimisé de sept minutes. J’aime la lecture de quelques pages sur mon Kindle en buvant mon café (au beurre, mais ça c’est une autre histoire) et en passant en revue mes objectifs et les habitudes que je suis en train de créer, le tout grâce aux différents appareils et applis. Et tout ça, avant même de commencer ma journée de travail.

D’accord, d’accord, le droit à la déconnexion n’a rien à voir avec le «digital detox» (se couper de tous ses appareils pendant une période déterminée). Ceci dit, vous remarquerez que la routine matinale décrite ci-dessus ne fait pas du tout mention ni de Facebook, ni de courriels, ni de SMS. Je pars du principe que pour maîtriser ma journée, elle doit commencer par les priorités qui sont les miennes et non pas celles des autres. Nous savons tous que nos appareils connectés et toutes leurs fonctions ont la fâcheuse habitude de détruire les frontières du temps et de l’espace, et de faire fondre les limites entre la vie professionnelle et la vie privée. Je vous l’accorde, se déconnecter permet de recréer des frontières pour mieux se re-connecter, de façon intentionnelle.

Le droit à la déconnexion

Face à une perte de limites entre vie professionnelle et vie privée, une étape simple est de bien définir les limites, ce qui est certainement, au fond, l’objet de cette loi.

Le CGT définit ce droit à la déconnexion:

Les outils numériques exigent de nouvelles protections pour garantir l’effectivité du droit en matière de temps de travail, de repos et de santé des salarié.e.s. L’enjeu est de garantir un réel droit à la déconnexion par rapport à la vie professionnelle afin de préserver la vie privée et la santé.

La loi, en revanche, ne prévoit pas de définition plus précise, laissant aux entreprises la liberté de définir les modalités. Les pistes sont nombreuses:

  • Réduire la charge du travail

  • Encadrer l’usage des outils numériques

  • Définir des chartes concernant les moyens de communication tels les emails (rappelons que l’échange de courriels est un moyen de communication asynchrone qui, donc, n’oblige pas à une réponse immédiate).

Le bouton OFF

Quels sont les leviers à utiliser pour réduire la connexion qui déborde? Comment optimiser l’utilisation des outils? Il y a une place pour la formation des managers et les RH sur le sujet.

Vous n’avez pas besoin d’attendre une charte de la déconnexion. En tant qu’être humain pensant, vous pouvez décider à tout moment de remettre des limites.

Oui, on risque le ridicule, les critiques, des questionnements, voire même l’isolement. Du moins, c’était mon expérience avant même d’avoir un téléphone portable — ça me date un peu — quand par choix, je ne répondais pas au téléphone fixe après 19h—pour personne, professionnel ou personnel. Au bout d’un certain temps, les gens qui voulaient vraiment me joindre ont pris l’habitude de m’appeler avant.

Maintenant, grâce à cette loi, la hiérarchie ne peut plus insister que vous répondiez aux courriels en dehors du temps de travail. Mais, vous, vous fixez-vous vos propres limites? Que l’on soit salarié ou chef d'entreprise, cela vaut la peine de s'y astreindre volontairement, pour éviter l'épuisement. Optez pour une connexion réfléchie et une déconnexion choisie—le bouton OFF est la fonction la plus importante des smartphones et des autres appareils.

Le minimalisme numérique

Je vous invite, donc, à la découverte du minimalisme numérique, une philosophie qui vous encourage à vous demander quels outils de communication numériques (et les comportements qui les entourent) ajoutent de la valeur à votre vie. Ce courant de pensée, promu par Cal Newport et d’autres, est motivé par la conviction que la suppression intentionnelle et agressive du bruit numérique de faible valeur combinée à l'optimisation de l’utilisation des outils réellement utiles peuvent améliorer considérablement votre vie. De façon générale, il l’applique à la sphère privée, mais il me semble tout aussi pertinent dans le cadre professionnelle.

Quelques étapes pour commencer:

  • Faites une pause des “technologies non-essentielles”

  • Identifier ce qui vous importe vraiment. À quoi voulez-vous consacrer votre temps? Au travail, vous pouvez formuler la question autrement: Qu’est-ce qui est vraiment lié à ma fonction?

  • Réintroduire les technologies qui ajoutent de la valeur à votre vie ou qui vous permet d’ajouter de la valeur dans votre travail.

droit à la déconnexion
Tech & Stress : Nos bonnes (et mauvaises) habitudes... et comment lutter contre ces dernières

Avez-vous essayé de désactiver les alertes automatiques sur vos différents appareils ? Qu’avez-vous ressenti? Vous sentiez-vous soulagé? Plus calme? Ou en manque?

Oui, on peut ressentir un manque, car notre façon d’utiliser la technologie devient vite une habitude, et comme notre cerveau est de nature à vouloir dépenser le moins d’énergie possible, il n’aime pas changer ses habitudes.

Selon la neuroscientifique Dr. Sarah McKay, le cerveau, bien que restant plastique et changeant toute la vie, ne change que s’il a une bonne raison de le faire. D’ailleurs, trouver une raison motivante est la première étape pour apprendre une nouvelle compétence... ou opérer un changement.

C’est pourquoi, parler des habitudes revient à poser la question du choix. Ce dernier joue-t-il un rôle dans votre utilisation des technologies au quotidien?

Le Dr. Greg Wells, co-auteur du livre The Focus Effect, nous rappelle que la technologie n’est pas un problème en soi, et qu’elle est même incroyable, positive et utile. C’est plutôt notre utilisation passive au lieu d’intentionnelle qui pose problème.

Les habitudes: un formidable hack d’optimisation

Les habitudes nous font gagner à la fois du temps et de l’énergie. Imaginez, par exemple, l’énergie que vous dépenseriez si à chaque fois que vous voyez une porte, il fallait penser à comment l’ouvrir. Et nous avons tous la capacité de créer des habitudes de façon consciente. Je décide de me lever pour faire du sport tous les matins, je le fais en me forçant au début, et au bout d’un certain temps—entre 18 et 254 jours—ça devient automatique. J’ai créé une habitude. Rassurez-vous, cette création est plus aisée si on rend la chose à faire très visible (rappels, post-its, etc.), car le cerveau aura tendance à oublier au début. Faire par palier facile aide également (5 minutes de mouvement avant de tenter une heure de Crossfit).

Aristote va plus loin pour nous dire que l’habitude nous crée: «Nous sommes ce que nous faisons à plusieurs reprises». Et il poursuit: «L’excellence n’est donc pas un acte, mais une habitude».  Quelle est l’implication de cette définition sur notre utilisation habituelle de la technologie?

Vous utilisez vos appareils sans y penser ? Donc de manière habituelle ? Si on en croit Aristote, cela fait de vous quelqu’un d’excellent alors ? Euh… comment dirais-je… réfléchissons tout de même un peu…

Effectivement, si nous utilisons notre téléphone pour nous rappeler de faire une pause toutes les 50 minutes, par exemple pour faire un tour dehors en comptant ses pas grâce à sa montre intelligente, cela peut contribuer à votre excellence, tout comme d’activer de façon automatique le mode nuit sur le téléphone et la tablette à partir du coucher du soleil (qui limite l’exposition à la lumière bleu afin de préserver sa production de mélatonine, et par conséquent son sommeil). L’appareil crée l’habitude pour vous.

En revanche… consulter son compte Facebook ou instagram en permanence, regarder sa messagerie tout le temps et à toute heure, même en pleine conversation avec son partenaire ou ses enfants, perdre la notion du temps devant son écran… ça, c’est une autre paire de manches.

Le risque de l’addiction?

Selon un article récent publié dans Psychology Today, voici quelques questions qui pourraient vous guider dans votre réflexion sur votre utilisation de la technologie:

  • Avez-vous remarqué une augmentation de la fréquence d'utilisation de vos appareils?

  • Vous êtes-vous senti coupable de la fréquence à laquelle vous utilisez vos appareils?

  • Avez-vous une forte envie d'utiliser vos appareils?

  • Lorsque vous les utilisez, êtes-vous de meilleure humeur? Avez-vous des frissons?

  • Si vous ne pouvez pas les utiliser, ressentez-vous une gêne?

  • Avez-vous essayé de réduire le temps d'utilisation de votre appareil? Si oui, avez-vous réussi?

  • Vos proches se sont-ils plaints de votre utilisation? Si oui, avez-vous maintenu votre taux d'utilisation indépendamment de leurs plaintes?

Ces questions n’ont pas pour objectif de poser un diagnostic et ne remplace en aucun cas l’avis d’un spécialiste. Par contre, je les trouve intéressantes pour alimenter une reflexion. Par exemple, en établissant une échelle de 1 à 10, allant de l’habitude non-réfléchie jusqu’au choix pleinement réfléchi, en pleine conscience.

Je vous propose une exercice. Tous les demi-heures pendant une demi-journée ou même toute une journée, prenez quelques minutes pour noter comment vous avez utilisé la technologie (ordinateur, applis, téléphone mobile, smart-”tout ce que vous voulez”…) et évaluez sur cette échelle de 1 à 10 si vous êtes dans le non-choix (habitude, voire addiction) — 1 — ou dans le choix pleinement conscient — 10.

Si vous le souhaitez, partagez votre expérience dans les commentaires.

Comme bonus, voici trois hacks pour casser une (mauvaise) habitude:

  • La rendre invisible: une heure avant de vous coucher, éteignez votre téléphone et cachez-le dans le placard.

  • La rendre difficile: choisissez un placard à l’autre bout de la maison par rapport à votre lit (dans la cuisine par exemple) pour éviter de regarder vos mails avant de vous coucher.

  • La rendre inconfortable: mieux encore, un placard dans le garage non-chauffé, avec une caméra qui détecte si vous venez chercher votre téléphone le soir et qui publie sur Facebook que vous n’avez pas pu résister… l’humiliation publique est très efficace. Oui bien sûr c’est un peu exagéré… mais vous avez compris l’intention 😉.

bonnes habitudes, mauvaises habitudes, technologie et stress
Nos assistants vocaux vont avoir besoin de nous regarder, de nous sentir, voire de nous toucher...

Le site LoupVentures a publié son étude comparative annuelle des assistants vocaux des enceintes connectées de Google, Apple, Amazon et Microsoft, autrement dit de Hey Google, Siri, Alexa et Cortana (tiens, vous aussi vous aviez oublié l’existence de Cortana ?). Attention, notez bien qu’il s’agit des assistants inclus dans les enceintes et pas dans nos smartphones. Ils sont similaires dans leur utilisation mais pas exactement identiques dans leur façon de traiter les questions. Siri sur le HomePod d’Apple par exemple se concentre essentiellement sur la musique et renvoie souvent vers l’iPhone pour répondre à d’autres types de questions.

On y voit notamment que Google mène la danse, et de loin. Je vous laisse lire leur publication et décortiquer les résultats. L’article pose une question intéressante à la fin :

With scores nearing 80-90%, it begs the question, will these assistants eventually be able to answer everything you ask? The answer is probably not, but continued improvement will come from allowing more and more functions to be controlled by your voice. 

Ou, en français :

Des scores de 80-90% (de compréhension des questions et de bonnes réponses à ces mêmes questions), forcent à se poser la questions de savoir si, à terme, ces assistants seront capables de répondre à tout ce qu’on leur demande ? La répondre c’est probablement que non, mais les progrès continuels leur permettront de nous offrir de plus en plus de fonctions contrôlables à la voix.

Même si l’on note les progrès réalisés d’une année sur l’autre, je trouve intéressant de voir que les assistants vocaux atteignent vite leur limite s’ils ne sont pas intégrés aux autres outils numériques connectés de notre quotidien. Autrement dit, Google et Apple ont cet avantage sur les autres de pouvoir nous laisser compléter nos interactions vocales sur nos smartphones lorsque c’est nécessaire, et ça l’est souvent : on voit bien que la voix n’est pas toujours (loin de là même) le meilleur moyen d’obtenir des informations ou d’aller jusqu’au bout d’une tâche comme un achat par exemple. Dès qu’il y a des options entre lesquelles choisir, rien ne semble pour l’instant pouvoir remplacer une interaction visuelle et digitale (dans le sens du toucher je m’empresse de préciser, en ces temps où l’on confond si souvent numérique et digital).

Ce besoin d’interaction multiple n’est pas nouveau. Elle est même à la base de toute communication humaine, que l’on pourrait grossièrement classer comme suit (du moins précis au plus riche) :

  • On se méprend souvent sur le sens réel d’un message reçu uniquement par e-mail car le texte seul est insuffisant pour véhiculer l’entièreté d’une intention

  • Par téléphone, le ton de la voix aide, par exemple, à faire la différence entre un reproche et une plaisanterie

  • Avec la visioconférence, l’image nous permet parfois de déceler les messages non-verbaux

  • Bref, cela nous rappelle que nos 5 sens sont mis à contribution lorsque nous engageons un dialogue avec un autre être humain en face à face.

Autrement dit, la reconnaissance vocale n’est pas suffisante pour assurer une interaction “intelligente” avec les machines. Mais est-on prêt à laisser nos assistants vocaux nous regarder, nous sentir, voire nous toucher pour mieux nous comprendre ? Il faudrait pour cela retrouver notre confiance dans les machines et ceux qui les font. Allons-nous dans cette direction ? On peut raisonnablement en douter si l’on suit les actualités récentes : les manipulations et reventes de Facebook, le projet de loi australien anti-chiffrement, les fuites continuelles de nos données personnelles en ligne…

Mes excuses aux fans de Lost in Space 😉.

Mes excuses aux fans de Lost in Space 😉.

[Vidéo] Toutes les chansons des Beatles sur une carte du monde... ou quand la technologie montre qu'elle peut aussi être merveilleuse

Bien sûr, il faut sûrement être un peu fan des Beatles pour apprécier cette vidéo de près de 13 minutes. Mais au-delà de la musique du plus grand groupe de tous les temps (euh, pouf, pouf, oui je suis fan 😉), ce formidable montage est aussi une ode à la technologie en général (et, dans cet exemple, à Google en particulier), et à tout ce qu’elle peut apporter de positif dans le monde.

Grâce à Google Maps, Google Earth et Google Street View, les créateurs de ce montage nous emmènent visuellement dans tous les endroits visités par John, Paul, George & Ringo, en citant les références dans les chansons. On part de Liverpool évidemment, pour aller jusqu’aux États-Unis, en passant par l’épisode indien de méditation transcendantale, pour revenir à Londres et à leur dernier concert donné sur le toit d’Apple Records en janvier 1969.

Il va sans dire que cette vidéo aurait difficilement pu être réalisée il y a 50 ans, ou même encore il y a 10 ans. Mais au-delà de la performance, il me semble qu’en ces temps de peur et de rejet face à de nombreuses technologies, cette vidéo est une brillante démonstration que la technologie peut aussi se mettre au service des émotions, de la découverte du monde et du progrès de l’humanité. À nous de choisir ce que nous voulons faire des technologies à notre disposition, plutôt que de la subir.

Et ça commence par… “Love, love me do…”