[La tech vue par une non-geek] Réflexion sur les tendances: Storytelling

Pour mon troisième et dernière article inspiré par la lecture d’un article de Singularity Hub sur les «tendances non-évidentes» qui sont en train d’influer sur notre avenir à tous et qui émanent de neuf ans de recherche par l’auteur Rohit Bhargava, je voudrais vous parler d’un sujet très cher à mon coeur: le Storytelling.

Dans son étude des tendances, Bhargava raconte que, dans le droit fil de la confiance rétro (Retro Trust) et de l’empathie, des entreprises et des organisations ont commencé à raconter l’histoire de leur marque pour fidéliser leurs clients. «Les histoires nous donnent un sens, et le sens est ce dont nous avons besoin pour pouvoir assembler les morceaux. Les histoires nous donnent une façon de comprendre le monde.»

Il suggère que trouver l'histoire à raconter au sujet de votre entreprise, de votre marque ou même de vous-même, et la partager ouvertement, peut vous aider à nouer des contacts autour de vous, qu'il s'agisse de clients, de collègues ou d'amis.

Une technologie efficace

J’aime bien parler du narratif comme d’une technologie ancienne, qui remonte au début de l’humanité sans doute, et au moins jusqu’aux peintures rupestres comme on les trouve dans les grottes de Lascaux ou de Chauvet et qui racontent des histoires fascinantes.

Le narratif est une technologie efficace. Il peut informer, mais aussi inspirer, conduire un changement, et même nourrir l’innovation. L’entrepreneur britannique Richard Branson a l’habitude d’inviter des membres de son équipe dans sa maison sur l’île Necker : il les rassemble autour d'un feu de camp pour partager des histoires. Pour lui, c’est «une des meilleures manières de proposer de nouvelles idées».

Ce qui est formidable, c’est que les histoires peuvent déclencher des réactions précises:

  • En activant le cortisol, le spectateur ou lecteur prête attention.

  • L’oxytocine nous fait ressentir de l’empathie.

  • La dopamine nous procure une sensation de bien-être.

Avant même de chercher l’activation des neurotransmetteurs, rappelons quelques règles de base d’une histoire bien racontée. L’histoire doit:

  • Être simple

  • Être pleine d’émotions

  • Être authentique

  • Être ancrée dans la réalité

  • Inciter à la grandeur

  • Nous inspirer au dépassement

On peut résumer en une formule universelle: personnage(s) + difficulté(s) + tentative(s) d'extrication(s). Bref, la vie, en trois actes:

  1. Une situation initiale

  2. Le héros doit lutter et/ou faire face à un défi

  3. Le héros se transforme, quelle que soit la fin de l’histoire

C’est ce qui inspire le récipiendaire de l’histoire (lecteur, spectateur, etc.) à s’élever, à réfléchir sur ses propres obstacles/objectifs/aspirations/etc.

Découvrir notre formation: Valoriser sa marque par le storytelling

 
storytelling pour les entreprises
 


[Tech & No Stress] Ne laissez pas Internet changer votre cerveau!

Concentration, mémoire, interactions sociales… on y tient, et pourtant, notre relation permanente avec Internet semble impacter plusieurs de nos fonctions cérébrales.

Dans une étude publiée récemment, une équipe internationale de chercheurs a découvert qu'Internet «pouvait produire des altérations aiguës et durables dans des domaines spécifiques de la cognition, susceptibles de refléter des modifications du cerveau, affectant nos capacités attentionnelles, nos processus de mémoire et nos interactions sociales».

L’étude pointe, notamment, deux changements potentiels:

  • Le flux constant de notifications et d’appels à action nous incitent à diviser constamment notre attention, ce qui peut réduire notre capacité à rester concentré sur une seule tâche.

  • Comme nous avons un accès quasi permanent à toutes les informations factuelles dont nous avons besoin, potentiellement nous changeons notre façon de stocker, voire de valoriser, les faits et les connaissances dans notre cerveau, ainsi que notre façon de les traiter en société.

Pour le professeur Jerome Sarris, directeur adjoint et directeur de la recherche au NICM Health Research Institute de la Western Sydney University et auteur principal de l’étude, le bombardement de stimuli «avec l’Instagramification croissante de la société, a la capacité de modifier à la fois la structure et le fonctionnement du cerveau, tout en modifiant potentiellement notre tissu social».

Il suggère une «hygiène d’utilisation d’internet» (le mot n’est pas très sexy, mais a le mérite d’être clair) «afin de minimiser les effets néfastes potentiels d'une utilisation Internet multitâche à haute intensité».

Cela comprend:

  • une pratique de la pleine conscience et de la concentration

  • être moins multi-tâche en ligne

  • changer sa façon de consulter sans réfléchir (et donc par habitude) vos emails ou vos comptes sur les réseaux sociaux

  • réduire l’utilisation en ligne le soir

  • augmenter ses contacts en face à face

Au final, l’idée à retenir pour notre utilisation d’Internet comme pour le reste d’ailleurs, c’est de tirer le meilleur parti de tous les outils et de toutes les distractions à notre disposition, sans exagération et en étant toujours conscient de ce que l’on fait. Tiens, par exemple, avez-vous lu ce court article d’une seule traite ?

 
comment-internet-change-le-cerveau
 
[La tech vue par une non-geek] Réflexion sur les tendances: Innovation, Échec, et Empathie

J’ai récemment écrit quelques reflexions qui me sont venues suite à la lecture d’un article de Singularity Hub sur les «tendances non-évidentes» qui sont en train d’influer sur notre avenir à tous et qui émanent de neuf ans de recherche par l’auteur Rohit Bhargava.

L’échec comme moteur de l’innovation

Aujourd’hui, je voudrais vous parler de l’«Innovation Envy» — un soif presque maladive d’innover, au point de donner l’étiquette d’innovation à tout ce qui bouge. Ayant fréquenté de près des comités de rédaction de grandes entreprises, je peux vous confirmer que le mot innovation est extrêmement versatile.

Bhargava commente que les entreprise ont tendance à évaluer leurs innovations par rapport à celles des autres, créant la résistance à l’innovation et rendant la notion même d’innovation caduque. La suggestion de Bhargava est « d’autoriser l’échec comme si personne ne regardait ». Du point de vue d’une entreprise comme du point de vue du développement personnel, je trouve l’idée séduisante.

Et elle me fait penser au leitmotiv typique de la Silicon Valley : «échouer rapidement et souvent pour être réellement innovant».

Cela dit, certains considèrent que la culture française n’est pas friande de l’échec. Pourtant, nous pouvons tous bénéficier d’un état d’esprit plus tourné vers la croissance (Growth mindset), comme défini par le Dr. Carol Dweck où «l’échec est une opportunité de croissance», en opposition à un état d'esprit immuable (Fixed Mindset) où «L'échec est la limite de mes capacités».

La nouvelle tendance de l’empathie

Bhargava met aussi en évidence le retour de l’empathie en réaction au rythme rapide de la vie. Selon lui, l'empathie retrouve de la valeur et devient même un moteur de l'innovation. Les entreprises cherchent des moyens de rassurer les gens, ce qui leur permet de se démarquer et de créer une nouvelle et efficace stratégie commerciale. Là aussi, on le voit dans les comités de rédaction.

Ça me rappelle une phrase de Joan Rosenberg, Ph.D., qui accompagne les individus vers leur plein potentiel en les aidant à créer et maîtriser les changements qu’ils souhaitent entreprendre et auteur du livre 90 Seconds to a Life You Love: How to Master Your Difficult Feelings to Cultivate Lasting Confidence, Resilience, and Authenticity. Elle dit, «La confrontation est l’une des formes les plus profondes d’empathie, si cela vient d’une intention positive et bienveillante».

Et pour revenir aux sujets technologiques, des exemples de réussite comme Arianna Huffington nous rappellent l’importance vitale de retrouver le lien social, surtout dans ce monde de plus en plus technologique.

 
vivre et travailler dans un monde qui change
 



[La tech vue par une non-geek] Réflexions sur les tendances: Retro Trust

Il y a quelque temps, j’ai lu un article de Singularity Hub sur les «tendances non-évidentes» qui sont en train d’influer sur notre avenir à tous. Comme son nom indique, il ne s’agit pas de robots, ni d’intelligence artificielle, ni des smart cities, ni de big data. Sans aucun doute, tout cela accélère les changements, ce qui génère un certain nombre des tendances pointées par cet article, et qui émanent de neuf ans de recherche par l’auteur Rohit Bhargava. Quelques-une de ces tendances parlent à mon côté pas vraiment geek et me donne une bonne excuse pour vous parler d’autres sujets qui m’intéressent. 🙂

La première de ces tendances est ce que Bhargava appelle le «Retro Trust». Il précise que «les gens sont attirés par les expériences nostalgiques». Face à une technologie qui remplace rapidement le vieux avec le clinquant du neuf, il déduit que les gens recherchent le familier et le fiable pour contrecarrer ce changement trop rapide. Ses exemples comprennent l’engouement pour les disques vinyl et l’utilisation des téléphones réduite aux appels et aux SMS. Et son conseil pour les dirigeants est de capitaliser sur ce sentiment en recherchant des opportunités de collaboration et des façons de faire apparaître le fiable et le familier dans le neuf.

Moi, je pense à l’intérêt pour la simplicité et le minimalisme numérique dont j’ai déjà parlé, dans l’article «Tech & Stress: Et si on parlait de connexion réfléchie plutôt que du droit à la déconnexion?»

Et je pense aussi à l’engouement pour la méditation et la pleine conscience, très à la mode dans les entreprises. Et à juste titre: des études innombrables démontrent les bénéfices de cette pratique pour réduire le stress et même changer son cerveau (si, si).

Les leaders du fitness et du bien-être en parlent sans arrêt et vous expliquent pourquoi vous ne pouvez pas vous permettre de ne pas méditer. Tout entrepreneur, dirigeant et manager de nos jours devrait d’explorer cette pratique. D’ailleurs, la méditation fait également partie des «hacks» (des actions à l’impact multi-supérieur à l’effort demandé) les plus puissants pour retrouver une autre activité un peu nostalgique de notre temps: le sommeil — très important pour notre productivité et notre bien-être et bien trop négligé: un quart des français se plaint de manquer de sommeil, et un tiers déclare souffrir de troubles de sommeil.

Je tire de cette tendance quelques idées pour faire face aux changements incessants de nos vies très actives:

  • Focalisez-vous sur la fiabilité et le familier

  • Simplifiez-vous la vie ou celle de vos clients

  • Méditez et dormez

 
 
S'authentifier avec SQRL, comment ça marche ?

Dans un précédent article (lire ici), j vous ai parlé de mon enthousiasme pour ce tout nouveau système d’authentification en ligne révolutionnaire. Voici comment faire pour vous authentifier sur un site Web à l’aide de votre identité SQRL.

Se connecter avec SQRL

Lorsque l’on se rend sur un site compatible avec SQRL, la fenêtre de connexion propose de se connecter avec ce système, ou bien d’utiliser le traditionnel couple identifiant/mot de passe (ce que l’on ne vas pas faire naturellement 😉). Lorsque l’on clique sur le bouton « Se connecter avec SQRL » (ici en anglais, Sign in with SQRL), l’ordinateur lance l’application SQRL dédiée. On tape le mot de passe protégeant son identité SQRL (oui, il reste encore un mot de passe, mais c’est le seul, promis !) et hop, vous voilà authentifié sur le site.

Un bouton Sign in with SQRL? Cliquez dessus pour lancer l’application du même nom et vous authentifier de manière sécurisée. (cliquez pour agrandir)

 

La fenêtre de validation de connexion de SQRL vous montre toujours le site Web sur lequel vous êtes en train de vous connecter. (cliquez pour agrandir)

 

Authentification anonyme ! Étonnant non ?

À ce stade, le site ne sait pas qui vous êtes. Il ne connaît que votre « identité SQRL », c’est-à-dire celle que vous lui avez fournie via l’application SQRL. C’est un des éléments essentiels du système : non seulement il n’indique pas qui vous êtes, mais en plus l’identité SQRL que vous utilisez pour vous identifier en ligne est différente et unique pour chaque site que vous visitez. Cette identité est représentée par une chaîne de 78 caractères alphanumériques créée de manière aléatoire lors de la première connexion à un site Web. Et le plus fort, c’est que sans savoir qui vous êtes, le site Web sera capable de savoir que c’est vous qui revenez lors de la prochaine connexion : votre identité SQRL est unique mais aussi immuable pour chaque site.

Et si j’ai besoin de donner mon nom à un site Web ?

Garder son anonymat, c’est très bien lorsque le site n’a vraiment pas besoin de savoir qui l’on est, par exemple sur un forum de discussion. L’anonymat est une brique fondamentale de la protection de notre vie privée en ligne. Mais lorsque l’on achète un produit que l’on doit se faire livrer, il faut bien que le site connaisse votre nom et votre adresse ! C’est prévu. Lorsque vous vous identifiez pour la première avec SQRL sur un tel site, il vous propose d’ouvrir un compte nominatif, lié à votre identité SQRL. Même si on vous le propose (comme ici sur le site de démonstration), n’ajoutez pas de mot de passe, il n’est pas nécessaire puisque c’est avec votre identité SQRL que vous vous identifiez. La preuve : lorsque je reviens sur le site de démo après y avoir créé un compte, il me reconnait en tant que Fabrice. On peut donc imaginer qu’un magasin en ligne vous demande de compléter votre profile avec votre adresse postale et votre numéro de téléphone. Et le tour est joué : vous avez un compte sur ce site, mais pas de mot de passe à retenir.

1- Je suis authentifié avec SQRL mais le site ne sait pourtant pas qui je suis. (cliquez pour agrandir)

2- Je peux créer un compte en donnant le nom que je veux. On peut choisir de ne donner son vrai nom et, éventuellement son adresse pour créer un compte sur un site de vente en ligne. Notez que le mot de passe est optionnel et, franchement, inutile avec SQRL. (cliquez pour agrandir)

3- En se reconnectant avec SQRL, le site vous reconnaît, y compris avec votre nom si vous lui avez donné précédemment. (cliquez pour agrandir)

 

S’authentifier grâce à QR code avec son smartphone

Vous avez peut-être remarqué le QR code affiché sur la page de connexion. Il vous permet de vous authentifier avec votre smartphone sur le site que vous visitez depuis votre ordinateur. Pour cela, il vous faut au préalable installer l’application SQRL sur le smartphone et l’équiper de votre identité SQRL (nous verrons comment faire dans un autre article). Ensuite, c’est très simple : vous scandez avec le smartphone le QR code affiché sur la page Web sur l’ordi, vous tapez votre mot de passe sur le smartphone, et vous êtes identifié sur l’ordi. Étonnant non ? Pour assurer la sécurité de votre identification, l’application smartphone vous indique le site Web sur lequel vous êtes sur le point de vous authentifier. Mieux encore, une fois votre identité SQRL validée par votre mot de passe sur votre smartphone, vous pouvez utiliser le capteur d’empreinte digitale ou la reconnaissance faciale (selon votre modèle de smartphone) pour valider l’authentification : simple, rapide et sûr…

Scannez le QR code qui s’affiche sur l’ordi avec votre smartphone (ici un iPhone) pour lancer l’identification SQRL. (cliquez pour agrandir)

Une fois que vous avez validé une fois votre identité SQRL avec votre long mot de passe, la reconnaissance faciale ou l’empreinte digitale suffit pour valider la connexion via SQRL. (cliquez pour agrandir)

L’application SQRL dans sa version Android demandant le mot de passe pour se connecter au site de démo de SQRL. (cliquez pour agrandir)

 

Que pouvez-vous faire pour aider SQRL ?

Vous êtes convaincus comme je le suis ? Alors parlez-en autour de vous ! Contactez les sites Web que vous utilisez pour leur proposer d’adopter SQRL. Surtout à ceux qui ce sont fait pirater leur base de données d’utilisateurs, ils seront probablement les plus motivés. Parlez-en au développer de votre site Web et/ou à la plate-forme que vous utilisez pour héberger le vôtre pour les informer de l’existence de SQRL!

Pour en savoir plus

Le meilleur moyen de tout connaître sur SQRL sans tarder, c’est de vous rendre sur sqrl.grc.com. Ce forum de discussion réunit tous ceux qui suivent les développement de SQRL depuis ses débuts. La page « SQRL Essentials » vous donnera tous les détails. Elle est en anglais, mais un clic sur le drapeau français vous amènera à un traduction en français de toute la documentation (réalisée par votre serviteur, cliquez ici pour le télécharger directement).

Le forum de discussion dédié à SQRL, sur lequel vous trouverez tous les détails du fonctionnement du système. (cliquez pour agrandir)

La page SQRL Essentials pour consulter la documentation complète de SQRL, y compris dans sa version française (traduction réalisée par votre serviteur) en cliquant sur le drapeau français en haut à droite. (cliquez pour agrandir)

 

Essayez SQRL maintenant !

Dans la section « Getting started with SQRL », vous trouverez notamment un lien pour télécharger et installer la version finale de SQRL pour Windows, développée par Steve Gibson lui-même. Et aussi des liens vers les applications Android et iOS. Liens que vous trouverez également dans le document en français. Vous pourrez alors créer votre identité SQRL (article à venir) et la tester en vous rendant sur sqrl.grc.com/demo.

La version Windows de SQRL

La version Android de SQRL (lien vers Google Play)

La version iPhone de SQRL (pour s’inscrire au programme beta)

À la poubelle les mots de passe ! Avec SQRL, ils ne sont plus nécessaires, et c'est révolutionnaire !

Imaginez un monde dans lequel on n’a plus besoin de se souvenir de tous les identifiants et mots de passe que l’on crée pour les multiples services en ligne auxquels on se connecte tous les jours. Mieux encore, imaginez qu’il n’y ait plus aucun besoin du tout de créer des identifiants et des mots de passe ! Et pourtant, dans ce monde, il est possible de s’identifier auprès de tous nos services en ligne de manière absolument unique, sûre et même anonyme si on le souhaite. Avec SQRL c’est possible.

Le logo de SQRL

Le logo de SQRL

SQRL, c’est un nouveau système d’authentification sur Internet pour se connecter de manière sécurisée (et même anonyme !) à tous nos services en ligne, sans avoir besoin de mot de passe ! La version 1.0 est maintenant disponible. Dans ce premier article que je consacre à SQRL, je vous explique pourquoi ce système est révolutionnaire, comment il fonctionne et mon enthousiasme que j’espère communicatif pour que tout le monde l’adopte le plus rapidement possible ! Il en va de notre sécurité et de la protection de notre vie privée en ligne !

Ce système est baptisé SQRL, pour Secure Quick Reliable Login (En français : Authentification fiable rapide sécurisée.). SQRL, cela se prononce squirrel, ce qui veut dire écureuil, d’où le logo. Ce système a demandé 6 ans de travail à son concepteur, Steve Gibson, un des spécialistes de la sécurité informatique les plus reconnus dans le monde. Et la première version finale est maintenant proposée au monde.

Pourquoi SQRL est-il plus sécurisé que tous les autres systèmes d’authentification ?

  • Il repose sur une identité SQRL qui vous est propre et protégée par un système de chiffrement ultra-fort, de type clé publique/clé privée

  • Les sites Web que vous utilisez ne stockent plus jamais de mot de passe. Du coup, même s’ils se font pirater (ce qui arrive si souvent malheureusement), votre identité et votre compte sont toujours à l’abri des pirates.

  • Vous ne confiez jamais à quiconque votre mot de passe SQRL, le seul que vous ayez encore à mémoriser.

  • Il permet des connexions anonymes, tout en étant tout de même reconnu par les sites sur lesquels on retourne.

  • Le système est libre et gratuit, mis à la disposition de tous (utilisateurs comme professionnels du Web) pour éviter le « syndrome » de la solution propriétaire. C’est une des conditions sine qua non pour que SQRL puisse être adopté par le plus grand nombre le plus rapidement possible, pour le bien de tous.



Mais alors c’est quoi une « identité SQRL » ?

Lorsque l’on se crée son identité SQRL, on lui donne le nom que l’on veut. Moi je lui ai donné mon nom complet (prénom et nom). Mais ce nom n’est pas diffusé lors de la connexion à un site. Il s’agit juste d’une étiquette qui me permet de reconnaître l’identité SQRL que j’utilise pour me connecter. Cela dit, le système est fait de telle façon que chacun de nous n’aura besoin que d’une seule identité SQRL que l’on pourra garder tout sa vie, j’y reviendrai. Bref, une identité SQRL, c’est comme une empreinte digitale qui serait en plus protégée par un système de chiffrement incassable et un mot de passe.

Créer son identité SQRL une fois pour toute

On comprend donc qu’avant de pouvoir utiliser SQRL, il faut se créer son identité à soi. Toutes les applications SQRL, sur ordi et smartphone, vous permettent de créer votre identité SQRL. J’y consacrerai un article dédié et complet, car il s’agit d’une étape capitale, que l’on ne réalise qu’une seule fois pour toute sa vie. Alors autant le faire en prenant son temps. Une fois cette identité créée, vous pourrez l’utiliser sur tous vos appareils, présents et à venir. Vous pourrez sauvegarder cette identité, à vrai dire, vous devez préserver votre identité SQRL, de la même façon que vous gardez en sécurité vos papiers d’identité. Nous y reviendrons dans un prochain article consacré à la création de son identité SQRL.

La fenêtre de création d’une identité dans la version Windows de SQRL. (cliquez pour agrandir)

 

Que pouvez-vous faire pour aider SQRL ?

Vous êtes convaincus comme je le suis ? Alors parlez-en autour de vous ! Contactez les sites Web que vous utilisez pour leur proposer d’adopter SQRL. Surtout à ceux qui ce sont fait pirater leur base de données d’utilisateurs, ils seront probablement les plus motivés. Parlez-en au développer de votre site Web et/ou à la plate-forme que vous utilisez pour héberger le vôtre pour les informer de l’existence de SQRL!

Pour en savoir plus

Le meilleur moyen de tout connaître sur SQRL sans tarder, c’est de vous rendre sur sqrl.grc.com. Ce forum de discussion réunit tous ceux qui suivent les développement de SQRL depuis ses débuts. La page « SQRL Essentials » vous donnera tous les détails. Elle est en anglais, mais un clic sur le drapeau français vous amènera à un traduction en français de toute la documentation (réalisée par votre serviteur, cliquez ici pour le télécharger directement).

Le forum de discussion dédié à SQRL, sur lequel vous trouverez tous les détails du fonctionnement du système. (cliquez pour agrandir)

La page SQRL Essentials pour consulter la documentation complète de SQRL, y compris dans sa version française (traduction réalisée par votre serviteur) en cliquant sur le drapeau français en haut à droite. (cliquez pour agrandir)

Essayez SQRL maintenant !

Dans la section « Getting started with SQRL », vous trouverez notamment un lien pour télécharger et installer la version finale de SQRL pour Windows, développée par Steve Gibson lui-même. Et aussi des liens vers les applications Android et iOS. Liens que vous trouverez également dans le document en français. Vous pourrez alors créer votre identité SQRL (article à venir) et la tester en vous rendant sur sqrl.grc.com/demo.

La version Windows de SQRL

La version Android de SQRL (lien vers Google Play)

La version iPhone de SQRL (pour s’inscrire au programme beta)

[Tech & Stress] La méthode CREPE pour rester Zen face à la technologie

Ne pas se retrouver à la merci de ses outils numériques, c’est possible. La technologie est là pour nous servir et pour nous rendre service, et pas l’inverse. Comment garder la maîtrise ? Permettez-moi de vous présenter la méthode CREPE pour combattre le technostress au quotidien. Elle s’articule autour de 5 éléments clés.

  • Choix — Nous avons le choix : soit on est maître, soit on est esclave.

  • Respiration — Cette fonction vitale permet aussi de déclencher le système parasympathique, c’est-à-dire, de nous calmer. C’est plus utile que de jeter l’ordi par la fenêtre. Créer une habitude de respirer avant de et après répondre/regarder vos emails, votre messagerie, Facebook, Instagram: inspirez sur un compte de trois, expirez sur un compte de cinq.

  • État d’esprit — Se poser les bonnes questions (À quoi ça sert? Est-ce que ça me sert vraiment? Peut-on simplifier?…) permet de placer la technologie dans nos vies de façon consciente là où elle apporte le plus. L’ouverture au changement est aussi un levier anti-stress, même si on n’adopte pas toutes les nouveautés qui se présentent (ce n’est pas conseillé !). Mais cela ouvre l’esprit à la possibilité de changer, de ne pas rester bloqué sur un choix technologique fait il y a plusieurs années, voire seulement quelques mois : faut-il vraiment aller jusqu’au bout du passage au nouvel ERP?

  • Prévenir — Avec quelques bonnes pratiques de sécurité informatique, vous pouvez faire chuter un pan entier de stress. Ce n’est pas qu’une question d’outils – il faut d’abord faire la peau aux évidences comme par exemple les mots de passe!

    Le plus étonnant est que nous faisons bien souvent trop vite confiance à nos technologies. Nous croyons, de manière implicite, que nos systèmes technologiques sont infaillibles. On leur donne le pouvoir de gérer notre quotidien et nos besoins. Dans la relation avec une machine, il n’y a que l’humain qui a le choix, la capacité d’entreprendre une action. C’est donc à nous aussi de prévenir…

  • (petit) Effort — La technologie n’est pas de la magie, du coup il faut parfois consentir un petit effort de compréhension pour apprivoiser les adaptations nécessaires. S’intéresser aux évolutions permet de positiver les apports de la technologie. Pourquoi? Le cerveau adore ce qu’il y a de nouveau. Un petit shoot de dopamine par une idée nouvelle nous motive. C’est neurochimique. Et si en plus on comprend (même un peu) comment ça marche, alors on se sent même un peu fier, non ? Et du coup moins stressé.

luter contre le stress
[Tech&Stress] C'est quoi les technologies exponentielles ? Et pourquoi je devrais y prêter attention.

Vous avez peut-être entendu parler des technologies dites «exponentielles» et de changement «exponentiel», vous rappelant le doux souvenir de votre prof de maths au lycée vous expliquant la fonction exponentielle. Avec notre cerveau qui pense de façon linéaire, l’exponentiel reste toujours un concept flou. Rassurez-vous, cela n’empêche pas d’en comprendre tout de même le sens!

L'intelligence artificielle, la robotique, la biologie synthétique, les nanotechnologies…

Revenons à nos technologies exponentielles. Si nous parlons des technologies telles que l'intelligence artificielle, la robotique, la biologie synthétique ou encore les nanotechnologies, on dit qu’elles sont exponentielles parce que leurs performances doublent tous les dix-huit à vingt-quatre mois. Cette progression est si rapide que les chefs d'entreprise n'arrivent à l'intégrer ni dans leur mode de pensée ni dans leurs stratégies. Vu la rapidité du changement et notre tendance naturelle à vouloir faire le moindre effort pour ne pas dépenser trop d’énergie (ce n’est pas que nous sommes paresseux, c’est notre cerveau qui est programmé comme ça), en fin de compte, il est assez normal que nous nous sentions presque «largués».

Et si au lieu de refuser l’obstacle, nous essayions de cerner ce que cela veut dire vraiment, rien que pour l’exercice mental?

Avec un esprit toujours positif, je propose d’appliquer la notion d’exponentiel à quelque chose qui nous intéresse bien plus que le futur du monde: nous même. Si vous apportez un changement dans votre vie qui l’améliore de 1% tous les jours, à la fin de l’année, l’amélioration ne sera pas multipliée par 3,65 fois, mais par 37! Avec 1% d’optimisation quotidienne, à la fin de la deuxième année, le coefficient multiplicateur atteint 1400. Encore une année, et c’est x 53 405 fois! Et ainsi de suite, de manière exponentielle donc.

Imaginons, maintenant, notre futur, si ces technologies exponentielles servaient le bien-être de l’humanité…

 
 


Les Échos : "Les ministres priés d'abandonner WhatsApp au profit de Tchap", ou quand l'État français réinvente (encore...) la roue
icone_tchap.jpg

L'État a commencé à déployer sa propre messagerie privée sécurisée, Tchap. Destinée à remplacer Whatsapp ou Telegram, elle servira aux agents des services de l'Etat ou du gouvernement à communiquer entre eux.

On serait tenté de dire “enfin !”, en pensant notamment au fait que, par exemple, l’équipe de campagne électorale d’Emmanuel Macron avait adopté Telegram. Et que jusqu’à preuve du contraire, la majorité des proches du Président utilise encore cette messagerie auto-déclarée privée, sans que l’on puisse en être sûr puisque son code n’est pas entièrement ouvert.

On est obligé de faire confiance à ses créateurs, originaires de Saint Petersbourg, qui indiquent dans leur FAQ avoir déménagé à Dubai. Pour une utilisation personnelle, cela ne pose a priori pas vraiment de problème. Mais pour protéger des secrets d’état ?

Le passage de Telegram à Tchap risque toutefois de prendre du temps. Tout d’abord parce que nous savons tous à quel point il est difficile de changer ses habitudes. Mais aussi, voire surtout, parce que l’article indique que pour avoir le droit d’utiliser la nouvelle appli Tchap (disponible sur Android et iOS), «il est nécessaire de disposer d'une adresse mail professionnelle en «. gouv » ou assimilé pour s'y créer un compte».

Or, de nombreux élus utilisent aussi Telegram avec leurs équipes, qui n’ont pas forcément d’adresses de courriel fournie par une autorité publique (qui en plus doit faire partie des entités pré-approuvées par Tchap). La description de la version iOS de l’application indique que l’on peut aussi être invité par un autre utilisateur. Autant dire, que le passage d’une application simple à installer à une autre qui l’est un peu moins, risque d’avoir quelques écueils à surmonter.

Que l’on ne se méprenne pas, je trouve que c’est une bonne nouvelle globalement. J’ai toujours trouvé bizarre, gênant, voire même inquiétant que tant d’élus de la République basent leurs communications “sécurisées” sur un outil dont personne ne peut véritablement assurer le niveau de sécurité. Autrement dit, tout effort vers un autre outil mieux maîtrisé est une bonne chose.

Cela dit, j’ai du mal à comprendre pourquoi les services de l’État ne se sont pas inspirés par exemple des technologies et des procédés utilisés par l’application Signal, que de nombreux spécialistes en sécurité du monde entier considèrent comme ce qui se fait mieux. Pourquoi vouloir réinventer la roue ? Serait-ce encore une solution «à la française», comme celle qui voulait créé un «cloud souverain» et qui a été abandonné 150 millions d’euros plus tard (lire à ce sujet «Orange rachète Cloudwatt, l’échec du cloud souverain») ? Espérons que non…


Lire l’article des Échos.

appli_tchap.jpg
Bientôt plus besoin de convertir les documents Microsoft pour les éditer dans GSuite!
office_dans_gsuite.jpg

Enfin!

C’est un des derniers verrous empêchant l’adoption de GSuite en entreprise et dans les associations qui saute. Comme nous l’indique cet article de 01Net :


La suite bureautique gratuite de Google va enfin pouvoir gérer sans conversion la plupart des formats de fichiers des logiciels concurrents de Microsoft.

 

Bref, plus besoin de passer de “.docx” à “.gdoc”, de “.xlsx” à “.gsheet”, etc. La concurrence se durcit entre GSuite et Office 365!

J’ai hâte de tester… car je me méfie tout de même un peu : à chaque fois qu’un logiciel ou qu’un service en ligne promet la compatibilité avec les documents Microsoft Office, on tombe rapidement des limitations qui font que l’on est obligé de retourner sur les outils de Microsoft pour s’assurer, par exemple, de conserver la mise en page d’un document.

Mais je suis sûr que cela facilitera l’utilisation de GSuite au quotidien, notamment lorsque l’on a besoin d’échanger des documents en dehors de son organisation.

Source: TheVerge.com

Source: TheVerge.com


Tech&Stress: Distraction permanente contre cerveau en roue libre, ou comment booster sa créativité

Sortez vos agendas. Regardez de près. Programmez-vous des moments de pause? Ou remplissez-vous vos créneaux comme si vous étiez un de vos appareils qui tournent 24 heures sur 24? Et, non seulement ça, mais avez-vous aussi des périodes prévues pour gérer vos distractions?

Selon une enquête du Bureau of Labor Statistics aux États-Unis, 83% des personnes interrogées disaient qu’elles n’avaient aucun moment dans la journée consacré au repos ou à la reflexion. "Les gens se considèrent comme des machines", explique Matthew Edlund, M.D., auteur de The Power of Rest: Why Sleep Alone Is Not Enough. "Ils planifient trop, travaillent trop, et font trop.” (overshedule, overwork, and overdo)

Êtes-vous sûr(e) de ne pas faire partie de cette catégorie?

Votre cerveau, faisant partie de votre corps, a besoin de pauses, de moments où il n’a pas besoin de se concentrer, où vous laissez votre esprit vagabonder. Dans son livre Tinker, Dabble, Doodle, Try, le spécialiste en neuroscience Srini Pillay, M.D., pointe les avantages durables et positifs de l’ajout d’un flou délibéré et régulier à votre emploi du temps, et montre comment des types spécifiques de non-réflexion planifiée stimulent le calme cognitif, relancent la productivité, renforcent l’innovation, et inspirent la créativité.

Le cerveau a deux modes de fonctionnement. Le premier est l’action, l’engagement dans le monde. Le second est le Default Mode Network (DMN), qui se met en place quand on donne libre champ à l’esprit de vagabonder. Ce dernier vous permet d’assimiler et de consolider les informations et de leur donner du sens.

La non-règle des 90 minutes

Selon les experts, il est important de donner une pause à votre cerveau plusieurs fois par jour. Bien qu'il n'y ait pas de prescription absolue, Stew Friedman, Ph.D., directeur du Wharton Work/Life Integration Project (University of Pennsylvania) et auteur de Leading the Life You Want, suggère de viser une période de repos toutes les 90 minutes ou à chaque fois que vous commencez à vous sentir épuisé, que vous ne pouvez pas vous concentrer ou qu’un problème vous semble insoluble. Besoin d’une idée de comment faire ? Visez une pause de 7 à 20 minutes toutes les 50 à 90 minutes.

Gare aux distractions

Attention, pendant les périodes de 90 minutes (plus ou moins selon votre propre rythme), il s’agit de se protéger des distractions. Afin d’ajouter de la valeur, cherchez un état de concentration sans distraction qui pousse vos capacités cognitives à leur limite. Vous n'allez pas pouvoir créer quelque chose de valeur si votre attention est fragmentée par plusieurs ou même une seule notification (SMS, courriel, Facebook, etc.). La concentration est de rigueur. Cliquez ici pour en savoir plus sur l’attention fragmentée et ses impacts néfastes.

Stop, c’est stop

Pour tirer le maximum de vos pauses, prévoyez aussi bien des pauses “distractions” (pour la gestion justement des notifications), que de vraies pauses, pendant lesquelles stop, c’est vraiment stop. C’est dans ces sas, entre le travail à fond et les distractions à fond, que vous trouverez de l’espace-temps pour laisser l’esprit se ressourcer. Ce sont des moments de répit pour votre cerveau. Profitez-en pour ne rien faire ou pour bricoler, explorer complètement autre chose, dessiner, bouger…. sans regarder vos mails!

Commencez tout de suite par exemple… en laissant votre esprit intégrer ce que vous venez de lire 🙂ou bien imaginer les images qui rempliraient les cadres ci-dessous.

productivité, innovation, créativité
Anne Trager
En 2008, la vision angélique des objets connectés dans la série The Big Bang Theory

Je ne sais pas vous, mais je suis fan de la série The Big Bang Theory. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit des aventures de 4 scientifiques trentenaires (Sheldon, Leonard, Howard et Rajesh) au QI très élevé mais vivant encore comme des ados : jeux vidéos, plats à emporter, et connaissant par cœur aussi bien la théorie de la relativité que les moindres détails de Star Wars ou Star Trek. Ces 4 (très !) geeks sont à l’aise entre eux mais pas très adroits dans leurs relations au monde. Et la série commence le jour où une jolie voisine vient s’installer dans l’appartement en face (lire l’article de Wikipedia pour en savoir plus).

Outre son côté comique réussi (en tout cas elle me fait rire), l’intérêt de cette série tient aussi au fait qu’elle est très ancrée dans les dernières technologies du moment. Oui, j’avoue, je suis geek aussi, mais j’ai tout de même beaucoup plus de facilité dans mes relations 🙂. En reprenant la série au début, j’ai été frappé de l’évolution de notre vision des technologies et de leur sécurité.

La scène d’ouverture de 9ème épisode de la saison 1, diffusé en 2008 (il y a une éternité technologique donc, voir plus loin…), commence quasiment ainsi. Alors que nos quatre héros ont relié quelques objets à Internet, ils font la chose suivante :

«Howard, active l’accès public.»

«Accès public, activé.»

Aïe.

Les voilà fiers à n’en plus pouvoir de proposer à tout l’Internet de commander à distance quelques objets connectés répartis dans l’appartement. Et lorsque ces objets se déclenchent sans intervention de leur part, ils sautent au plafond de joie.

Je répète… aïe.

Parce qu’aujourd’hui, les objets connectés sont une des principales menaces sur la sécurité d’Internet. Rappelons-nous par exemple les problèmes engendrés par le botnet Mirai. Pour résumer, ce virus a pris le contrôle de milliers de caméras connectées et de routeurs, manquant donc cruellement de protection, pour lancer une des plus grandes attaque par déni de service jamais vues.

Oui bon, c’est pour faire rire, je sais. Mais aujourd’hui, les séries montrant les technologies sont plutôt du genre paranoïaque comme “Mr Robot”.

Pour ne tomber ni dans l’angélisme, ni dans la paranoïa, rappelons-nous de réaliser régulièrement les mises à jour de nos appareils (smartphone, ordi, tablette, montre, caméra, routeur, etc.) et de bannir ceux qui ne peuvent plus se mettre à jour parce que leurs constructeurs ne s’en préoccupent pas ou plus, tels la plupart des smartphones Android de plus de deux ans ou les objets connectés à bas prix.

Vous ne garderiez pas une serrure dont tout le monde a la clé non ?

La scène d’ouverture de l’épisode 9, saison 1 de The Big Bang Theory (via Youtube, en anglais).

Tech & Stress: Et si on parlait de connexion réfléchie plutôt que du droit à la déconnexion?

À l’heure du tout numérique et du «digital» (sic) à toutes les sauces, les entreprises se penchent sur la déconnexion, suite au droit à la déconnexion voté en 2016. Et si on parlait plutôt de connexion réfléchie et maîtrisée? Ce sont les termes que je préfère, car le vrai problème n’est pas la technologie en soit mais ce qu’on en fait, le rapport que l’on entretient avec l’outil et comment on perçoit ses fonctions.

Pour ma part, je n’ai aucunement envie de déconnexion. J’aime Netflix qui me tient compagnie quand je ne dors pas, Alexa qui allume la lumière à la demande quand je me lève le matin, les battements binauraux créés par des enregistrements que je télécharge pour booster ma méditation matinale. J’aime consulter la variabilité de ma fréquence cardiaque calculée par ma bague connectée Oura afin de déterminer si après la méditation je fais du tai chi ou si j’ouvre une appli pour trouver un entraînement intense et optimisé de sept minutes. J’aime la lecture de quelques pages sur mon Kindle en buvant mon café (au beurre, mais ça c’est une autre histoire) et en passant en revue mes objectifs et les habitudes que je suis en train de créer, le tout grâce aux différents appareils et applis. Et tout ça, avant même de commencer ma journée de travail.

D’accord, d’accord, le droit à la déconnexion n’a rien à voir avec le «digital detox» (se couper de tous ses appareils pendant une période déterminée). Ceci dit, vous remarquerez que la routine matinale décrite ci-dessus ne fait pas du tout mention ni de Facebook, ni de courriels, ni de SMS. Je pars du principe que pour maîtriser ma journée, elle doit commencer par les priorités qui sont les miennes et non pas celles des autres. Nous savons tous que nos appareils connectés et toutes leurs fonctions ont la fâcheuse habitude de détruire les frontières du temps et de l’espace, et de faire fondre les limites entre la vie professionnelle et la vie privée. Je vous l’accorde, se déconnecter permet de recréer des frontières pour mieux se re-connecter, de façon intentionnelle.

Le droit à la déconnexion

Face à une perte de limites entre vie professionnelle et vie privée, une étape simple est de bien définir les limites, ce qui est certainement, au fond, l’objet de cette loi.

Le CGT définit ce droit à la déconnexion:

Les outils numériques exigent de nouvelles protections pour garantir l’effectivité du droit en matière de temps de travail, de repos et de santé des salarié.e.s. L’enjeu est de garantir un réel droit à la déconnexion par rapport à la vie professionnelle afin de préserver la vie privée et la santé.

La loi, en revanche, ne prévoit pas de définition plus précise, laissant aux entreprises la liberté de définir les modalités. Les pistes sont nombreuses:

  • Réduire la charge du travail

  • Encadrer l’usage des outils numériques

  • Définir des chartes concernant les moyens de communication tels les emails (rappelons que l’échange de courriels est un moyen de communication asynchrone qui, donc, n’oblige pas à une réponse immédiate).

Le bouton OFF

Quels sont les leviers à utiliser pour réduire la connexion qui déborde? Comment optimiser l’utilisation des outils? Il y a une place pour la formation des managers et les RH sur le sujet.

Vous n’avez pas besoin d’attendre une charte de la déconnexion. En tant qu’être humain pensant, vous pouvez décider à tout moment de remettre des limites.

Oui, on risque le ridicule, les critiques, des questionnements, voire même l’isolement. Du moins, c’était mon expérience avant même d’avoir un téléphone portable — ça me date un peu — quand par choix, je ne répondais pas au téléphone fixe après 19h—pour personne, professionnel ou personnel. Au bout d’un certain temps, les gens qui voulaient vraiment me joindre ont pris l’habitude de m’appeler avant.

Maintenant, grâce à cette loi, la hiérarchie ne peut plus insister que vous répondiez aux courriels en dehors du temps de travail. Mais, vous, vous fixez-vous vos propres limites? Que l’on soit salarié ou chef d'entreprise, cela vaut la peine de s'y astreindre volontairement, pour éviter l'épuisement. Optez pour une connexion réfléchie et une déconnexion choisie—le bouton OFF est la fonction la plus importante des smartphones et des autres appareils.

Le minimalisme numérique

Je vous invite, donc, à la découverte du minimalisme numérique, une philosophie qui vous encourage à vous demander quels outils de communication numériques (et les comportements qui les entourent) ajoutent de la valeur à votre vie. Ce courant de pensée, promu par Cal Newport et d’autres, est motivé par la conviction que la suppression intentionnelle et agressive du bruit numérique de faible valeur combinée à l'optimisation de l’utilisation des outils réellement utiles peuvent améliorer considérablement votre vie. De façon générale, il l’applique à la sphère privée, mais il me semble tout aussi pertinent dans le cadre professionnelle.

Quelques étapes pour commencer:

  • Faites une pause des “technologies non-essentielles”

  • Identifier ce qui vous importe vraiment. À quoi voulez-vous consacrer votre temps? Au travail, vous pouvez formuler la question autrement: Qu’est-ce qui est vraiment lié à ma fonction?

  • Réintroduire les technologies qui ajoutent de la valeur à votre vie ou qui vous permet d’ajouter de la valeur dans votre travail.

droit à la déconnexion
CNIL/RGPD: Le consentement est-il obligatoire ? Ça dépend...

Dans une de ses questions/réponses concernant le RGPD, la CNIL répond d’un placide «Non.» à la question «Le consentement est-il obligatoire?»… pour ensuite donner la liste des exceptions à l’obligation.

Autrement dit, rappelons une autre règle. Le consentement est-il obligatoire si le recueil d’information est réalisé à des fins de newsletters et de marketing? Oui, et re-oui!

C’est tout.

Lire l’article publié par la CNIL.

oui_non.png
La 5G pour les zones rurales? C'est pas gagné M. Soriano (Président de l'Arcep)!

Interrogé par BFM Business, Sébastien Soriano (Président de l’Arcep, souvent appelé le gendarme des télécoms) indique notamment :

"Ce qui est essentiel c'est que la France ne rate pas cette révolution technologique, puisque cela fait un moment déjà que l'on rattrape notre retard sur le déploiement de la 4G, notamment dans les zones rurales"

Hum… Quand on sait qu’il faut plusieurs antennes 5G pour couvrir une zone identique à celle couverte par une seule antenne 4G... Au début tout du moins, les réseaux 5G seront utilisés pour couvrir des zones urbaines très denses. Quant aux zones rurales, qui en ont pourtant bien besoin effectivement, elles ne viendront qu’après.

Et on ne parle pas de la réticence de plus en plus grande des habitants et/ou des municipalités à accueillir de nouvelles antennes.

Sébastien Soriano ajout :

La killer app de la 5G sera probablement la voiture autonome ou connectée

Prière de ne pas lâcher le volant sur les routes de campagne donc…

Écoutez l’interview complète sur le site de BFM Business (à partir de 45 min et 30 s)

no_service.jpg